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Italie: il sogno di Stendhal

La mostra

Il dieci giugno 1800, dopo aver valicato il passo del Gran San Bernardo al seguito delle truppe guidate dal Primo Console Napoleone Bonaparte, a dîciasette anni, Henri Beyle - Stendhal - arrivava per la prima volta in Italia. Sarà 1'inizio di un grande amore per il Paese "...il cui cielo è la felicità dell'uomo", come avrebbe scritto anni dopo nella Vie de Henry Brulard,una delle sue più ampie autobiografie.

Il giovane sottotenente di cavalleria Beyle scopre, con l'animo in tumulto, Milano che lo accoglie e che diventerà il suo autentico punto di riferimento italiano: è la città dove trascorrerà lunghi periodi, facendosi inondare dal piacere di trascorrere ore in conversazioni nei salotti letterari e politici. cran flaneur qual era, conoscerà, diventandone amico, letterati come carlo Porta, Vincenzo Monti, Alessandro Manzoni, Ludovico di Breme, Silvio Pellico e quindi il gruppo del "Conciliatore" con Feredico confalonieri.

Ebbe entusiasmanti e infelici amori dalla capricciosa e impietosa Angela Pietragrua, donna "per ogni stagione e per ogni ufficiale", a Matilde Viscontini Dembowski che gli concesse "soltanto amicizia". facendolo spasimare e invitandolo a farsi una passeggiata notturna attorno al Duomo quando le Profferte superavano il limite di guardia. Donne che diventeranno i modelli per i suoi celebri romanzi. Il mito di Beyle, melomane, folle per la musica di Cimarosa, Mozart e Rossini, era tuttavia la Scala, luogo di emozioni e felicità estreme, dove in un palco, durante una serata memorabile, gli fu presentato Lord Byron.

Il sottotenente futalmente coinvolto da Milano e l'amô al punto - aveva imparato anche un po' di dialetto - da voler ricordare l'infatuazione anche sulla lapide della propria tomba al cimitero di Montmartre, a Parigi. "Arrigo Beyle, milanese, scrisse, amo, visse...".

Il giugno 1800 non fu soltanto l'avvio del soddisfacimento dei desideri fisici e Întellettuali di un estroso sottotenente delle truppe napoleoniche. Per 1'uomo di lettere un punto focale della sua esistenza: infatti è da quel primo "colpo di fulmine" che si avvia - e durerà per tutto il corso della sua vita - l'esplorazione dell'Italia, Paese che avrà una parte fondamentale nell'opera dello scrittore.

La mostra consente di evocare, attraverso i manonoscritti in originale di Stendhal (mai espostî in Italia), vedute, di città, dipinti di altissimo rilievo storico e artistico, un'Italia vista "con gli occhi di Stendhal".

Seguendo l'opera tentacolare di Stendhal che copriva indefessamente con la sua disordinata grafia pagine su pagine (anche dilagando sui margini dei libri della sua bibliotaca, sui polsi delle camice, sulle bretelle, sugli oggetti del tavolo di lavoro) l'Italia sarà "raccontata" dalle sua indicazioni: prima viaggiatore (uomo dei teatri, dei salotti, dei caffè, personaggio sospetto alla polizia austriaca, toscana, pontificia) e poi, alla fine, Console di Francia a Civitavecchia.

La mostra à suddivisa in sezioni che cadenzano le città, emozioni e opere di Stendhal.

Milano, Genova (descritta in Mémoires d'un touriste,Roma, Napoli, Firenze (titolo di un suo celebre libro sull'Italia, assieme a Promenades dans Rome), Bologna, Venezia, Trieste (dove fu inviato quale Console e rifiutato dal Governo di Vienna), Parma (sfondo improbabile quanto affascinante del suo più alto romanzo, La chartreuse de Parme), Civitavecchia. Senza dimenticare le sue altre opere Vie de Rossini,Vies de Haydn, Mozart e métastase,segnali concreti della sua passione per il teatro d'opera; con De l'Amour dove le donne italiane da lui ammirate - in particolare Francesca Lechi Gherardi - "vivono" nel celebri sentimenti delle "cristallizzazioni amorose"; con Le Rouge et le Noir, romanzo non italiano, me che accese l'attenzione della cerchia fiorentina attorno a vieusseux, di cui facevano parte, tra altri, Giacomo Leopardi, Nicolà Tommaseo, Luca Giodani, Alphonse de Lamartine.

 


Traduction Corinne Nitharum

Le rêve de Stendhal

L'exposition

Le 10 juin 1800, après avoir franchi le passage du Grand Saint Bernard à la suite des troupes conduites par le Premier Consul, Napoléon Bonaparte, Henri Beyle-Stendhal arrivait pour la première fois en Italie à dix-sept ans. Ce sera le début d'un grand amour pour ce pays "dont le ciel fait le bonheur de l'homme" comme il l'écrivit des années plus tard dans la Vie de Henry Brulard, une de ses plus vastes autobiographies.

Le jeune sous-lieutenant de cavalerie Beyle découvre, l'esprit agité, Milan qui l'accueille et qui deviendra son véritable point de repère italien : c'est la ville où il fit de longs séjours en se laissant inonder par le plaisir de converser pendant des heures dans les salons littéraires et politiques. Grand flâneur qu'il était, il connaîtra, en devenant leur ami, des lettrés comme Carlo Porta, Vincenzo Monti, Alessandro Mamori, Ludovico di Breme, Silvio Pellico et ensuite le groupe du "Conciliateur" avec Federico Confalioneri.

Il connut des amours passionnés et malheureux avec la capricieuse et impétueuse Angela Pietragrua, femme "pour chaque saison et chaque officiel", avec Mathilde Viscontini Dembowski qui lui accorda "seulement de l'amitié" en le faisant souffrir et en l'invitant à faire une promenade nocturne autour du Dôme lorsque les propositions dépassent une certaine limite.

Des femmes qui deviendront des modèles par ses célèbres romans. Le mythe de Beyle, mélomane, fou de musique, de Cimarosa, Mozart et Rossini, était toutefois la Scala, lieu d'émotion et de bonheur extrêmes, où dans une loge pendant une soirée mémorable, on lui présenta Lord Byron.

Le sous-lieutenant fut tellement impliqué par Milan et l'aima au point d'apprendre aussi un peu le dialecte, qu'il voulut même rappeler son engouement sur sa propre pierre tombale au cimetière Montmartre à Paris"Arrigo Beyle, milanais, écrivit, aima, vécut..."

Juin 1800 ne fut pas seulement le commencement de la satisfaction des désirs physiques et intellectuels d'un capricieux sous-lieutenant des troupes napoléoniennes. Pour l'homme de lettres ce fut un point capital de son existence : en effet c'est à partir de ce premier "coup de foudre" que commence et que continuera tout au long de sa vie l'exploration de l'Italie, pays qui aura une part fondamentale dans l'oeuvre de l'écrivain.

L'exposition permet d'évoquer, à travers les manuscrits originaux de Stendhal (jamais exposés en Italie), des vues de villes, des tableaux d'un très haut relief historique et artistique, une Italie vue "avec les yeux de Stendhal".

En suivant l'oeuvre tentaculaire de Stendhal qu'il couvrait inlassablement de sa graphie désordonnée page sur page (en couvrant aussi les marges des livres de sa bibliothèque, les poignets de ses chemises, les objets de sa table de travail) : l'Italie sera "racontée" par ses indications : d'abord le voyageur (l'homme de théâtre, des salons, des cafés, personnage suspect pour la police autrichienne, toscane et pontificale) et ensuite, à la fin, le Consul de France à Civitavecchia.

L'exposition est subdivisée en sections qui rythment les villes, les émotions et les oeuvres de Stendhal.

Milan, Gènes (décrite dans les Mémoires d'un touriste), Rome, Naples et Florence (titre d'un de ses célèbres livres sur l'Italie, de même que Promenades dans Rome) Bologne, Venise, Trieste (où il fut envoyé comme consul et refusé par le gouvernement de Vienne), Parme (inspiration aussi improbable que fascinante de son plus grand roman, la Chartreuse de Parme) Civitavecchia. Sans oublier ses autres oeuvres : Vie de Rossini, Vie de Haydn, Mozart et Métastase, signes concrets de sa passion pour le théâtre d'opéra; avec De l'Amour où les femmes italiennes qu'il admire, en particulier Francesca Lechi Gherardi, "vivent" dans les célèbres sentiments des "cristallisations amoureuses"; avec le Rouge et le Noir, roman qui n'est pas italien, mais qui attire l'attention du cercle florentin autour de Vieusseux, dont faisaient partie, entre autres, Giacomo Leopardi, Nicolà Tommaseo, Luca Giodani, Alphonse de Lamartine.

 

 

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