Le propre de la recherche est d’aller de l’avant et de travailler
en profondeur. Si tout était dit et parfaitement dit, il ne nous resterait
qu’à changer de métier, ainsi qu’aux stendhaliens futurs qui, à leur tour,
critiqueront nos travaux. C’est pourquoi nous n’hésitons pas à signaler objectivement
les erreurs et les lacunes des chercheurs qui nous ont précédé et que nous
sommes en état, Grâce à l’avancement des recherches, de rectifier aujourd’hui,
et cela même lorsqu’il s’agit d’un stendhalien tel que… à qui nous ne manquons
jamais de rendre hommage.
Victor del Litto Préface à une nouvelle édition des Privilèges de Stendhal
FOR EVER
- STENDHAL
Lumières Joël Adam
Son Eric Fodil
Patrick Zimmermann
Pasquale D’Inca
Régie générale Karim Youkana
Décor construit dans les ateliers
du C.D.N.A.
Chef
d’atelier Denis Janon, Menuisiers constructeurs Jacques Giglio et Michel
Devidal, assistés de Karine Reverdy, Serrurier constructeur Sandy Leng
Anne Meric 04 38 12 16 46
Paul
Valéry
venait souvent à la Sorbonne
écouter Gustave Cohen, grand spécialiste de son œuvre. Valéry s’asseyait sagement
dans la salle, écoutait modestement le décorticage savant. Il remerciait ensuite
Gustave Cohen de lui avoir appris tant de choses sur son travail que lui,
Valéry, ne soupçonnait pas…
Exégètes, spécialistes,
passionnés, obsessionnels et fanatiques, j’ai depuis longtemps une tendre
fascination pour ceux qui donnent leur vie entière à un artiste, à un sujet.
Que le sujet soit Rimbaud, Bach, les protozoaires ou Stendhal. Stendhal…Aussi,
lorsque Laurent Pelly m’a demandé une pièce pour deux personnages, j’ai eu
envie d’écrire sur deux êtres que, logiquement, l’espace-temps ne réunit pas.
L’action se déroule
donc à Grenoble, aujourd’hui, dans l’enfermement d’un lieu sans fenêtres,
dans le monde mental d’un cousinage nourri de passion. Les deux hommes ont
presque le même âge, il y a une cage à canaris pleine de trente petits oiseaux,
des orangers en caisse (ou pas).
Souvent Stendhal
parle avec ses mots, qui mieux que lui ?… C’est aussi moi qui parle,
on s’y reconnaîtra…
Et c’est près
du jardin de ville, à deux pas de la terrasse Gagnon, que j’ai eu le bonheur
de faire ce voyage en Stendhalie.
Autour de Stendhal
Rencontre
autour de Stendhal
Le
jeudi 4 avril 18h30 A la bibliothèque Centre ville
une
rencontre autour de Stendhal sera animée
par
Catherine Mariette (Maître de conférences au centre d’études stendhaliennes
et romantiques) et Agathe Mélinand.
Bibliothèque Centre Ville 10 rue
de la république Entrée libre
Lectures
le
jeudi 28 Mars de 18h à 19h30 au CDNA à CEMOI, la classe d’art dramatique de
troisième année du Conservatoire national de région/Grenoble lira des extraits
du théâtre de stendhal
Le mariage secret
de Cimarosa.
le 21 mars à 20h, Le
Cargo-Hors les murs présente à La Rampe d’Echirolles, l’opéra préféré de Stendhal :
« Je
viens d’éprouver ce soir que la musique, quand elle est parfaite, met le cœur
exactement dans la même situation où il se trouve quand il jouit de la présence
de ce qu’il aime ; c’est-à-dire qu’elle donne le bonheur apparemment
le plus vif qui existe sur cette terre. » Stendhal De l’amour.
Renseignements : 04 76 01 21 21
Géographie grenobloise
D’autre part, cette lutte de tous les instants entre les désirs de l’enfant et les volontés absolues de ses parents imprima une fâcheuse direction aux sentiments de Beyle, la défiance devint insensiblement une habitude de son esprit, jamais il n’a pu s’en débarrasser complètement, la crainte d’être trompé venait trop souvent se mettre en tiers dans ses relations les plus intimes et leur enlevait ce qu’elles ont de plus doux, la confiance poussée jusqu’à l’abandon.
Mon cousin Stendhal
Stendhal naît à Grenoble, le 23 janvier
1783 :
On plaisantait ma mère sur ma laideur,
il paraît que j’avais une tête énorme, sans cheveux et que je ressemblais
au Père Brulard, un moine adroit, mon oncle ou mon grand-oncle.
Sa mère meurt lorsqu’il a sept ans.
La veille de la mort de ma mère,
on nous mena promener, ma soeur Pauline et moi, rue Montorge, nous revînmes
le long des maisons à gauche de cette rue. On nous avait établis chez mon
grand-père, dans la maison sur la place Grenette. Je couchais sur le plancher,
sur un matelas entre la fenêtre et la cheminée.
J’épargnerai au lecteur le récit
de mon désespoir à l’église paroissiale de Saint-Hugues. J’étouffais, on fut
obligé, je crois de m’emmener parce que ma douleur faisait trop de bruit.
Je n’ai plus jamais pu regarder de sang-froid cette église Saint-Hugues et
la cathédrale qui est attenante.
Il se trouva qu’avec ma mère finit
toute la joie de mon enfance.
Stendhal qui ne bénéficie que du soutien
un peu mou de son adoré grand-père Gagnon et de sa grande tante, est malheureux entre son abhorrée tante Séraphie,
son père détesté, et l’abbé Raillanne, un homme fort colère qui le battait
souvent assez rudement.
Débuts dans la vie
J’avais fait une collection de
joncs, toujours sur le glacis de la porte de Bonne (Bonne de Lédisguères)
On m’avait ramené à la maison dont une fenêtre, au premier étage donnait sur
la Grande-rue à l’angle de la place Grenette. Je faisais un jardin en coupant
ces joncs. Le couteau m’échappa et tomba dans la rue près d’une Madame Chenevaz.
C’était la plus méchante femme de toute la ville. Ma tante Séraphie dit que
j’avais voulu tuer Madame Chenevaz.
Je me révoltais, je pouvais avoir
quatre ans.
Ma tante Séraphie déclara que j’étais
un monstre et que je souffrais d’un caractère atroce.
Une famille…
Jamais peut-être le hasard n’a
rassemblé deux êtres plus foncièrement antipathiques que mon père et moi.
Le jour de la mort de ma mère je le trouvais laid avec ses yeux rouges. Il
aurait été bien difficile qu’il m’aimât, il voyait fort bien que je ne l’aimais
point, jamais je ne lui parlais sans nécessité.
Ils avaient des visages sévères
et m’ont constamment empêché d’échanger un mot avec un enfant de mon âge.
On gémissait de tout. Des disputes fort polies dans la forme, mais où l’on
se disait des mots piquants qu’on n’oublie pas faisaient le seul amusement
de cette famille morose où mon mauvais sort m’avait jeté. Combien j’enviais
le neveu de Madame Barthélemy, notre cordonnière !
Mes parents blâmaient tout, ils
avaient la jaunisse,
il faut le répéter pour expliquer mon malheur d’une façon raisonnable.
Je souffrais mais je ne voyais
point les causes de tout cela, j’attribuais tout à la méchanceté de mon père
et de Séraphie. Il fallait, pour être juste, voir des bourgeois bouffis d’orgueil,
et qui veulent donner à leur unique fils, comme ils m’appelaient, une éducation aristocratique.
L’un des défauts littéraires de
mon père et de l’abbé Raillanne était d’exagérer sans cesse les beautés de
la nature (que ces belles âmes devaient bien peu sentir, ils ne pensaient
qu’à l’argent), je haïssais l’abbé, je haïssais mon père, je haïssais la religion,
je haïssais Grenoble. Ils ont empoisonné mon enfance dans toute l’énergie
du mot empoisonnement. Ils avaient des visages sévères et m’ont constamment
empêché d’échanger un mot avec un
enfant de mon âge.
Car
Si mes parents avaient su me mener,
ils auraient fait de moi un niais comme j’en vois tant en province.
La rue Jean-Jacques Rousseau
Une heure et quart sonnaient à
Saint-André, et à deux heures, il fallait quitter le beau soleil de la place
Grenette, pour les chambres humides et froides que l’abbé Raillanne occupait
sur la cour de la maison paternelle, rue des Vieux Jésuites.
J’avais un coin à côté du bureau
de mon père rue des Vieux Jésuites, où je déposais, à moitié cachés par leur
humble position, les livres qui me plaisaient.
En plus En plus En plus En plus En plus En plus En plus
En plus En plus
L’atroce
abbé Raillanne avait le goût des serins de Canaries, il les faisait nicher
à côté de mon lit. Dans la cage en fil de fer attachée à des montants en bois,
voltigeait tristement loin du soleil une trentaine de pauvres serins
de toute couleur. Quand ils nichaient l’abbé les nourrissaient avec des jaunes
d’œufs. Mais ces oiseaux me réveillaient au point du jour. Mais cette volière
produisait beaucoup d’odeur, et à deux pas de mon lit et dans une chambre
humide, obscure, où le soleil ne donnait jamais.
Les baignades impossibles
Nous ambitionnions beaucoup aller
du côté de l’Ile de l’Isère, d’abord la montagne, vue de là, a un aspect délicieux.
Là, nous voyions, pauvres prisonniers, des jeunes gens qui jouissaient de
la liberté, allaient et venaient seuls et après, se baignaient dans l’Isère
et un ruisseau affluent nommé la Biole. Excès de bonheur dont nous n’apercevions
pas même la possibilité dans le lointain le plus éloigné.
Enfin,
un jour… Enfin, un jour… Enfin, un jour… Enfin, un jour… Enfin, un jour…
Ma tante Séraphie était malade
depuis longtemps. Enfin on parla de danger. Les prêtres affluèrent. Un soir
d’hiver, quelqu’un vint me dire : “Elle est passée” Je me jetais à genoux
pour remercier Dieu de cette grande délivrance.
Après la mort de Séraphie, Henry Beyle
va enfin à l’école à l’extérieur, à l’Ecole Centrale. Emplacement de l’actuel
lycée Stendhal. Il se fait des amis :
“Les Bigillion habitaient rue Chenoise
(je ne suis pas sûr du nom), cette rue qui débouchait entre la voûte de Notre-Dame
et une petite rivière sur laquelle était bâti, le couvent des Augustins. Là
était un fameux bouquiniste que je visitais souvent. Dans cet appartement,
situé au troisième étage, vivait avec les Bigillion, leur soeur, Mademoiselle
Victorine, fort simple, fort jolie, mais nullement d’une beauté grecque, au
contraire c’était une figure profondément allobroge.. Sa figure était parfaitement
d’accord avec les fenêtres à croisillons de l’appartement qu’elle partageait
avec ses deux frères..
Dans ce troisième, passèrent les
moments les plus heureux de ma vie.
Enfin, j’allais bien cinq fois
la semaine à partir de la tombée de la nuit ou saint (cloche de neuf heures
sonnées à Saint-André) passer la soirée chez Mademoiselle Bigillion.
Monsieur d’Orbane et la passion des grimaces
J’aimais beaucoup Monsieur d’Orbane,
j’allais le voir Place des Tilleuls ou sous la voûte qui, de la place Notre-Dame,
conduisait à celle des Tilleuls.
C’est Monsieur Barthélémy d’Orbane
qui m’a appris à faire des grimaces... C’est en vain qu’on s’est opposé à
ce goût... il dure encore, je ris souvent des mines que je fais quand je suis
seul. Dans la rue, j’imitais les passants... quelqu’un passait avec une mine
affectée, j’imitais sa mine et je riais... j’imitais les mouvements de la figure, pas ceux
du corps... cet instinct m’a fait beaucoup d’ennemis...
Parfois il y avait des choses agréables…
surtout grâce au grand-pere Gagnon.
Mon grand-père savait l’astronomie.
Nous passions les soirées d’été sur la magnifique terrasse de son appartement.
Là, il me montrait la grande et la petite ourse et me parlait poétiquement
des bergers de la Chaldée et d’Abraham. Je pris ainsi de la considération
pour Abraham.
Dès le 15 février, dans ce climat,
il fait bon
au soleil.
Neuf heures sonnaient à Saint-André,
les beaux sons de cette cloche me donnaient une vive émotion.
Cette terrasse, formée par l’épaisseur
d’un mur nommé Sarrasin, mur qui avait quinze ou dix-huit pieds, avait une
vue magnifique sur la montagne de Sassenage ; là, le soleil se couchait en
hiver ; sur le rocher de Voreppe, coucher d’été, et au nord-ouest de la Bastille
dont la montagne (maintenant transformée par le général Haxo) s’élevait au
dessus de toutes les maisons.
Mon grand-père fit beaucoup de
dépenses pour cette terrasse.
Sur la treille montaient des fleurs
et des vignes. Mon grand-père arrosait ses fleurs tous les jours, plutôt deux
fois qu’une. J’aidais mon grand-père.
Le seul fait d’aller à Saint-André
était pour moi le bonheur suprême.
Le soir en été, la promenade du jardin de ville, au clair de lune, sous de
superbes marronniers servait de rendez-vous à tout ce qui était jeune et brillant
dans la ville.
C’est là que je courrais, libre
échappé à la domination de Séraphie, c’est là que je courrais pour aller au
théâtre et voir des comédies, des opéras comiques, Claudine de Florian avec
la belle Mademoiselle Kubly. J’aimais la musique.
Le son des cloches de Saint-André,
le bruit de la pompe de la place Grenette, le son d’une flûte. J’aimais et
j’apprenais la musique. Pourtant j’étais né dans une famille essentiellement
inharmonique.
Et les charmants ombrages de notre
vallée de l’Isère. Que de choses
à dire pour qui aurait la patience de décrire juste ! Quels beaux groupes
d’arbres, quelle végétation vigoureuse et luxuriante dans la plaine, quels
jolis bois de châtaigniers sur les coteaux et, au-dessus, quel grand caractère
impriment à tout cela les neiges éternelles de Taillefer ! Quelle basse sublime
à cette belle mélodie !
Il faut savoir que la grande magnificence
de la ville, c’était soixante ou quatre-vingt orangers en caisse.
Stendhal parle de Grenoble
Tout ce qui est bas et plat dans
le genre bourgeois me rappelle Grenoble, tout ce qui me rappelle Grenoble
me fait horreur, non, horreur est trop noble, mal au coeur. La nausée...
Grenoble est pour moi comme le
souvenir d’une abominable indigestion ; il n’y a pas de danger mais un épouvantable
dégoût. Tout ce qui est bas et plat sans compensation, tout ce qui est ennemi
du moindre mouvement généreux, tout ce qui se réjouit du malheur de qui aime
la patrie ou est généreux. Voilà Grenoble pour moi.
Rien ne m’a étonné dans mes voyages
d’entendre dire par des officiers de ma connaissance que Grenoble était une
ville charmante, pétillante d’esprit et où les jolies femmes ne s’oubliaient
pas.
De la langue Grenobloise
J’étais sur le cour-se où on m’a
lu une pièce en ver-ce sur le voyage d’Anver-ce à Calai-ce.
Sur cette kote, j’ai vu des chôses
(au lieu de au)
Et des bourgeois :
La conversation du vrai bourgeois
sur les hommes et la vie, qui n’est qu’une collection de détails laids, me
jette dans un spleen profond quand je suis forcé par quelque convenance de
l’entendre un peu longtemps.
Grâce aux journaux, le bourgeois
provincial devient rare.
Un bourgeois à Grenoble n’est considéré
que tant qu’il a un domaine. C’est l’usage à Grenoble. La passion de chaque
bourgeois est son domaine, et il préfère une salade qui vient de son
domaine à Montbonnot, Saint-Ismier, Corenc, Voreppe, Saint-Vincent ou Claix,
Echirolles, Eybens, Domène, etc.,
etc. et qui lui revient quatre sous à la même salade achetée deux sous à la
place aux herbes.
Elles avaient de belles âmes, chose
si rare en province.
La bassesse bourgeoise, voilà le
secret de mon horreur pour Grenoble.
A vrai dire, je ne me suis pas
guéri de mon horreur peu raisonnable pour Grenoble, dans le vrai sens du mot
je l’ai oubliée. Les magnifiques souvenirs de l’Italie, de Milan, ont tout
effacé.
Et du caractère dauphinois
Mon père, le moins élégant, le
plus finasseur, le plus politique, disons, tout en un mot, le plus dauphinois
des hommes. Le caractère dauphinois, bas fin, cauteleux, attentif au moindre
détail.
L’air froid, mécontent, nullement
civilisé qui fait la physionomie ordinaire de ces dauphinois si fins.
Le Dauphiné a une manière de sentir
à soi, vive, opiniâtre, raisonneuse, que je n’ai rencontré en aucun pays.
La nature dauphinoise a une ténacité,
une profondeur, un esprit une finesse, que l’on chercherait en vain dans la
civilisation provençale ou dans la bourguignonne, ses voisines. Là où le Provençal
s’exhale en injures atroces, le dauphinois réfléchit et s’entretient avec
son coeur.
Montrer les dents - c’est une expression
du pays.
Bref Bref Bref Bref Bref Bref Bref Bref
Bref Bref Bref Bref Bref Bref Bref
Mon idéal était de vivre à Paris
dans un quatrième étage, écrivant un drame ou un livre.
Vraies ou fausses, les mathématiques
me sortiront de Grenoble, de cette fange qui me fait mal au coeur.
Il faut prendre un parti et me
tirer de ce bourbier.
Enfin, il part
Ce que je vais dire n’est pas beau.
Au moment précis du départ, attendant la voiture, mon père reçut mes adieux
au jardin de ville sous les fenêtres des maisons faisant face à la rue Montorge.
Il pleurait un peu. La seule impression que me firent ces larmes furent de
le trouver bien laid.
Il reviendra après la mort de son père
et se rendra une dernière fois dans la maison de Claix, vendue…
La
fois où je suis retourné à Claix, la maison était vendue. Chérubin-le père
était mort, il n'avait rien laissé, juste cent moutons qu’ils nous avait préférés…
dilapidé tout… notre héritage... tout… ce qui m'aurait fait vivre,
la maison, la bergerie moderne... beaux bâtiments !... nous les avions vendus.
Je n'allais pas pleurer... pour cent moutons Mérinos venus tout droit d'Espagne
après l'interdiction des moutons d'Angleterre... Spéculation merdique, faillite,
les béliers d'Espagne venaient tout droit de Rambouillet. Finesse des toisons,
multiplication des produits... Quand je suis retourné à Claix, j'avais... Quarante six ans. Quand je suis venu,
on vendangeait. Les murs gris au loin, flottaient dans l'air chaud, le raisin
noir était poisseux et, au delà, à une hauteur immense, et comme sur ma tête,
les Alpes, les Alpes sublimes !... Moi
je regardais le raisin, je pensais aux moments heureux, les seuls heureux
de mon enfance. La bibliothèque aux odeurs d'Acanthe où je me cachais ou le
grand cèdre, les champs, les
vignes... il fallait le raisin.
Alors voyant le paysan, et ne voulant pas me faire connaître, je lui ai acheté quelques grappes qu'il m’a vendues bien étonné par cette folie… Qui ne se fait pas dans le pays... Et assis près de là, sur la route, exilé du côté de chez moi, repensant à l'enfant, j’ai mangé le raisin. Plaisir charmant, sensations délicieuses.
En résumé
Mes amis, quand je sors dans la
rue avec un habit neuf et bien fait donneraient un écu pour qu’on me jetât
un verre d’eau sale.
Où se trouvera le lecteur qui,
après quatre ou cinq volumes de je et de moi, ne désirera pas qu’on me jette,
non plus un verre d’eau sale mais une bouteille d’encre ?
Propos recueillis par
Agathe Mélinand
STENDHAL,
C’EST LUI !
Je
ne sais à l’issue de quel congrès, ou plutôt de quelle réunion familière de
Stendhaliens, notre ami Del Litto, renversé sur sa chaise, ayant passé les
pouces aux revers d’un veston amplement ouvert tandis que son visage s’éclairait
d’un large sourire, nous déclara tout de go, en bouffonnant, de sa voix de
tête, marquée par cet accent italien, à la fois nasal et chantant, dont il
n’a jamais pu totalement se défaire: « Stendhal, c’est moi ! ».
Cette
affirmation assez stupéfiante fut prise sur le moment pour une joyeuse plaisanterie
et eut le plus vif succès. Mais lorsque j’y pensai par la suite, je me suis
demandé si ce moment d’exaltation n’était pas en fait la minute de vérité,
cette veritas que
les Latins ont pris l’habitude de trouver in vino. Par la grâce d’un chianti, ou du beaujolais
du Roy Gourmet, Del
Litto, à cent-cinquante ans d’intervalle, était si bien entré dans la peau
de notre maître, celui que les Stendhaliens appellent Il Nostro, qu’il ne pouvait s’empêcher de proclamer
: « Stendhal, c’est moi ! »
On
ne fréquente pas impunément un grand homme, même défunt, sans retrouver, par
ce mouvement de mimétisme recommandé par Sainte-Beuve au critique littéraire,
certaines manières de vivre et de penser, certaines attitudes et même certains
tics. Jusque dans son physique, Del Litto a des traits de Stendhal : petit,
mais de taille bien prise qui lui fait porter en avant, non pas la bedaine
de M. de Fongeray, mais un ventre épanoui par l’optimisme, il a le même regard
brillant qu’eut sans doute Il Nostro, la bouche expressive, la mimique d’un acteur et ce geste éloquent
du bras que Musset a fixé lorsqu’il croqua Stendhal en bateau sur le Rhône.
Le
même Musset nous a dit combien la conversation de l’auteur du Rouge était piquante et paradoxale. D’autres ont
admiré la verve déchaînée de ce « gros Méphistophélès », de ce « hussard
de la troupe romantique, hardi, brillant, aventurier », « chez qui
les impressions sont vives et les idée abondantes », « spirituel
et malin » et « faisant ses petites mystifications habituelles ».
A
ce portrait composite, ne devons-nous pas reconnaître le bouillant Del Litto?
Oui, décidément, Stendhal, c’est lui !
Georges DETHAN
Secrétaire général des Amis de Stendhal
Préface aux Essais Stendhaliens de Victor DEL LITTO
On a fort peu écrit sur Stendhal, surtout si l’on
songe à la masse énorme d’articles et même de livres que nous avons sur Balzac.
Je ne connais que trois études consacrées à Stendhal, qui comptent réellement
: celles de Balzac, de Sainte-Beuve et de M.Taine. Or, l’entente est loin
de se faire. Balzac et M. Taine sont pour, Sainte-Beuve est contre ; j’ajoute
que les trois ne me paraissent pas aller au fond du sujet, que chacun voit
le romancier par un côté, sans le montrer dans sa véritable place et dans
le rôle qu’il a joué. Après avoir lu les trois études, on demeure inquiet,
on n’est pas satisfait pleinement, on sent très bien que Stendhal vous échappe
encore.
L’étude de Balzac est un élan d’enthousiasme. Il
admire tout, il loue son rival en phrases superbes. Et cette admiration était
sincère, car on la retrouve dans sa correspondance. Le 29 mars 1839, il écrivait
à Stendhal, après avoir lu l’épisode de la bataille de Waterloo, dans Le
Constitutionnel
: « C’est fait comme Borgognone et Wouwerman, Salvatore Rosa et Walter
Scott ». Puis, après avoir lu le livre, le 6 avril, il écrivait de nouveau
: « La Chartreuse est un grand et beau livre : je vous le dis sans flatterie,
sans envie, car je serais incapable de le faire, et l’on peut louer franchement
ce qui n’est pas de notre métier. Je fais une fresque et vous avez fait des
statues italiennes (...). Ici, tout est original et neuf (...). Vous avez
expliqué l’âme de l’Italie. » Tout cela est plein de bonne foi et d’élan,
mais j’avoue ne pas trop comprendre les statues italiennes opposées à la fresque
; et, d’autre part, le Borgognone et le Wouwerman, le Salvatore Rosa et le
Walter Scott, cette étrange salade de noms, me surprennent et me dérangent.
En critique, je crois qu’il faut des idées nettes. Balzac sentait fortement
le génie de Stendhal. Il a tâché de nous communiquer son admiration, sans
démonter la personnalité du romancier, sans nous faire toucher du doigt le mécanisme
de ce rare esprit, fonctionnant, au début du siècle, dans les lettres françaises.
Si nous passons à Sainte-Beuve, nous trouvons une
étude pleine d’aperçus ingénieux, tournant autour du sujet sans jamais conclure.
Cela est fin et vide. Pourtant, Sainte-Beuve s’est laissé emporter un jour,
à propos de Stendhal, jusqu’à lâcher un jugement décisif, ce qui lui arrivait
bien rarement. Il a écrit, dans un article consacré à M.Taine : « Une
fois, M.Taine nomme Stendhal ; il le citera surtout dans son livre des Philosophes,
et le qualifiera dans les termes du plus magnifique éloge ; « Grand romancier,
le plus grand psychologue du siècle. » Dussé-je perdre moi-même à invoquer
de la part de M.Taine plus de sévérité dans les jugements contemporains, je
dirai qu’ayant connu Stendhal, l’ayant goûté, ayant relu encore assez récemment
ou essayé de relire ses romans tant préconisés (romans toujours manqués, malgré
de jolies parties, et, somme toute, détestables), il m’est impossible d’en
passer par l’admiration qu’on professe aujourd’hui pour cet homme d’esprit,
sagace, fin, perçant et excitant, mais décousu, mais affecté, mais dénué d’invention. »
Le mot est lâché, les romans de Stendhal sont détestables.
Émile ZOLA Du
Roman
J’écris
les pages suivantes pour suppléer à ce que nous ne fîmes point aux funérailles
de BHHHH. Je veux partager avec quelques-uns de ses
amis mes impressions et mes souvenirs.
BHHHH, original en toutes choses, ce qui est un vrai mérite à cette
époque de monnaies effacées, se piquait de libéralisme, et était au fond de
l’âme un aristocrate achevé. Il ne pouvait souffrir les sots ; il avait pour
les gens qui l’ennuyaient une haine furieuse, et de sa vie il n’a pas su bien
nettement distinguer un méchant d’un fâcheux. Il affichait un profond mépris
pour le caractère français, et il était éloquent à faire ressortir tous les
défauts dont on accuse, à tort sans doute, notre grande nation : légèreté,
étourderie, inconséquence en paroles et en actions. Au fond, il avait à un
haut degré ces mêmes défauts ; et pour ne parler que de l’étourderie, il écrivit
un jour, de HHHH a un MHHHH une lettre chiffrée, et lui transmit le chiffre
sous la même enveloppe.
Toute
sa vie il fût dominé par son imagination, et ne fit rien que brusquement et
d’enthousiasme. Cependant il se piquait de n’agir jamais que conformément
à la raison. « Il faut en tout se guider par la LO-GIQUE, » disait-il
en mettant un intervalle entre la première syllabe et le reste du mot. Mais
il souffrait impatiemment que la logique des autres ne fût pas la sienne. D’ailleurs il ne discutait
guère. Ceux qui ne le connaissaient pas attribuaient à un excès d’orgueil
ce qui n’était peut-être que respect pour les convictions des autres. « Vous
êtes un chat ; je suis un rat, » disait-il souvent pour terminer
les discussions.
Il
était difficile de savoir ce qu’il pensait de Napoléon. Presque toujours il
était de l’opinion contraire à celle qu’on mettait en avant. Tantôt il en
parlait comme d’un parvenu ébloui par les oripeaux, manquant sans cesse aux
règles de la LO-GIQUE. D’autres fois, c’était une admiration presque idolâtre.
HB suivi de XIX lettres à Stendhal de Prosper MÉRIMÉE
Laurent Pelly
Né en 1962, Laurent Pelly
crée à l'âge de 18 ans la compagnie Le Pélican, avec laquelle il met en scène
Si jamais j'te pince
de Labiche, Le Dîner bourgeois de Monnier, ou En cas de pluie de Philippe Beglia, tout
en travaillant avec d'autres institutions (Chat en poche de Feydeau et Tartuffe au C. D. N. Nord Pas-de-Calais,
en 1986). Codirecteur de la compagnie avec Agathe Mélinand à partir de 1989,
ils y créent de nombreux spectacles: Dernière Conquête Itinéraire harmonique d'un trio las (à l'Opéra-Comique et en
tournée), Quel amour d'enfant ! de la Comtesse de Ségur, Comment ça va ? Au secours
! de Vladimir Maïakovski, Comment j'ai écrit certains de mes livres de Raymond Roussel ou La
famille Fenouillard,
donné en tournée pendant trois ans. En 1989, pour le bicentenaire de la Révolution
française, Laurent Pelly met en scène Madame Angot de Maillot, qu'il reprend
ensuite, dans une deuxième version, au Théâtre national de Chaillot, scène
avec laquelle il collabore à plusieurs reprises (Eva Perón de Copi et Un cœur sous
une soutane Tentative de commémoration,
spectacle sur Arthur Rimbaud). En 1994, l'année où il réalise Talking Heads d'Alan Bennett au Théâtre
Paris-Villette, Laurent Pelly est nommé metteur en scène associé au Cargo
/ Centre dramatique national des Alpes. Parmi ses spectacles les plus marquants
: L'Heureux Stratagème de Marivaux, Loretta Strong de Copi, La Baye de Philippe Adrien et La
Danse de mort
de Strindberg. Ailleurs, il travaille sur Peines d'amour perdues de Shakespeare à l'Odéon-Théâtre
de l'Europe ou à la Cité de la musique pour Souingue, qui tournera jusqu'en 1999.
1997 est une année charnière : nommé directeur du Centre dramatique national
des Alpes, Laurent Pelly met en scène Des héros et des dieux Hymnes homériques au festival d'Avignon, avant
d'aborder l'opéra avec Orphée aux Enfers à Genève et à Lyon (direction
musicale Marc Minkowski). En 1998, il revient en Avignon pour Vie et mort
du roi Jean
de Shakespeare, dans la Cour d'honneur, puis, en 1999, renoue avec l'univers
lyrique à travers Platée de Rameau au Palais Garnier, toujours avec Marc Minkowski au
pupitre. Dans l'intervalle, il propose, au Cargo de Grenoble, Et Vian !
En avant la zique !,
spectacle conçu avec Agathe Mélinand, repris à la Grande Halle de la Villette
en 1999. L’an 2000 est placé sous le signe de C'est pas la vie ?, création musicale en deux
étapes, dont la première partie (Stop ! Maintenant Étape Revue !) a été représentée en janvier
et février en Rhône-Alpes et à Suresnes et la deuxième (Contes actuels
et polyphoniques) lors du festival
d'Avignon et en tournée.
A l’automne 2000, il met
en scène La Belle Hélène d’Offenbach au Théâtre du Châtelet - direction musicale Marc
Minkowski. (Victoire de la musique et prix du Syndicat de la critique dramatique
et musicale). Spectcle repris à l’automne 2001.
En 2001, Laurent Pelly dirige
un atelier-spectacle pour le Conservatoire national de région/Grenoble, La
journée d’une rêveuse
de Copi et, à l’automne, met en scène au CDNA /Cargo-Hors les murs, Les
chaises
d’Eugène Ionesco. En novembre 2001, il participe aux côtés de la chorégraphe
Laura Scozzi, à la production des Sept péchés capitaux au Palais Garnier.
En 2002, il met en scène
au CDNA/Cargo-Hors les murs, Cocinando de Lucia Laragione.
Agathe Mélinand
D'abord comédienne, Agathe
Mélinand devient, en 1986, attachée de presse et assistante à la programmation
du Printemps du théâtre à Paris, dirigé par Stéphane Lissner. De 1987 à 1994,
elle prend en charge différents services de presse (Centre de musique baroque
de Versailles, Opéra-Comique, Centenaire Rimbaud...), tout en collaborant,
dans l'univers du cinéma, avec Christine Pascal, Daniel Schmid,Werner Herzog
ou Manoel de Oliveira. Pendant la même période, elle est également l'attachée
de presse ou l'organisatrice de nombreuses rétrospectives touchant à l'histoire
du 7° art (Louis Jouvet, Brigitte Bardot, Simone Signoret, Littérature et
cinéma en 100 films, Cent ans de cinéma vus par
Henri Langlois, Mizoguchi...), avant de devenir, en 1993, déléguée
à la communication de la Vidéothèque de Paris. Co-directrice, avec Laurent
Pelly, de la compagnie Le Pélican entre 1989 et 1994, Agathe Mélinand est
nommée en 1994 conseillère artistique, dramaturge et responsable de la communication
du Centre dramatique national des Alpes à Grenoble, dont elle devient, en
1997, directrice artistique adjointe et de la communication. Participant à
la plupart des spectacles mis en scène par Laurent Pelly, elle adapte avec
lui Quel amour d'enfant !
de la Comtesse de Ségur (1992) ou La Famille Fenouillard (1993). Elle adapte ou écrit
également à son intention les spectacles En caravane ! (1996, au Cargo et au Théâtre
Paris-Villette), Des héros et des dieux (1997, au festival d'Avignon
et en tournée), Et Vian ! En avant la zique ! (1998-1999 Cargo, Grande
Halle de la Villette et tournée), La Vie en " roses " ou le bonheur
à 17 francs 80 (1999, atelier d'élèves pour l'ENSATT et repris au Cargo). Elle
écrit la première partie du spectacle musical C'est pas la vie ?, (1999 en Rhône-Alpes et
à Suresnes). Pour la deuxième partie, créée lors du Festival d'Avignon 2000,
et à laquelle cinq autres auteurs ont participé, elle a écrit la comédie musicale
Conservatoire. Dramaturge et collaboratrice
à la mise en scène pour Platée au Palais Garnier en 1999,
Agathe Mélinand avait, en 1997, réécrit les dialogues d'Orphée aux Enfers pour le spectacle mis en
scène par Laurent Pelly, à Genève et à Lyon.
En septembre 2000, elle est
dramaturge et réécrit les dialogues de La Belle Hélène d’Offenbach au Théâtre du
Châtelet - direction musicale Marc Minkowski. (Victoire de la musique et prix
du Syndicat de la critique dramatique et musicale). Spectacle repris, toujours
au Châtelet, à la fin de l’année 2001.
En 2001, Agathe Mélinand
traduit Cocinando,
une pièce de Lucia Laragione En 2002, la pièce, pour sa création en France
est mise en scène par Laurent Pelly au Centre dramatique national des Alpes/Cargo-Hors
les murs.
THÉÂTRE notamment (1980-2000)
EDOUARD ET DIEU
Mise en scène : Y. CHAIX
de Milan KUNDERA
PIER PAOLO PASOLINI
Mise en scène : J.-L MARTINELLI
de Jean-Louis MARTINELLI
TITUS ANDRONICUS
Mise en scène : B. BOEGLIN
de SHAKESPEARE
LES TROIS SOEURS
Mise en scène : A. GARCIA-VALDEs
de Anton TCHEKOV
LES GÉANTS DE LA MONTAGNE
Mise en scène : G. LAVAUDANT
de Luigi PIRANDELLO
L’OPÉRA DES QUAT’SOUS
Mise en scène : J.-L. MARTINELLI
de Bertold BRECHT
L’ÉVEIL DU PRINTEMPS
Mise en scène : Y. CHAIX
de Franck WEDEKIND
RICHARD III
Mise en scène : G. LAVAUDANT
de SHAKESPEARE
GROOM
Mise en scène : C. MOREL
de Jean VAUTRIN
LE RÉGENT
Mise en scène : G. LAVAUDANT
de Jean-Christian BAILLY
PALAZZO MENTALE
Mise en scène : G. LAVAUDANT
de Pierre BOURGEADE
SIX PERSONNAGES EN QUÊTE D’AUTEUR
Mise en scène : B. BOEGLIN
de Luigi PIRANDELLO
BAAL et DANS LA JUNGLE DES
VILLES
Mise en scène : G. LAVAUDANT
de Bertold BRECHT
COMME IL VOUS PLAIRA
Mise en scène : A. GARCIA-VALDES
de SHAKESPEARE
AU BUT
Mise
en scène : G. ARBONA
de Thomas BERNHARD
VERACRUZ
Mise en scène : G. LAVAUDANT
PLATONOV
Mise en scène : G. LAVAUDANT
de Anton TCHEKHOV
LE BADGE DE LENINE
Mise en scène : P. SIREUIL
de Jean-Marie PIEMME
CHVEIK AU TERMINUS DU MONDE Mise
en scène : W. ZNORKO
FAUST
Mise en scène : C. PERTON
de Nikolaus LENAU
LA SERVANTE
Mise en scène : O. PY
PEINES D’AMOUR PERDUES
Mise en scène : L. PELLY
de Shakespeare
LA BAYE
Mise en scène : L. PELLY
de Philippe Adrien
DES HÉROS ET DES DIEUX
Mise en scène : L. PELLY
HYMNES HOMÉRIQUES
ANDRÉ FRÉDÉRIQUE
Mise en scène : J.-M. BOËGLIN
VIE ET MORT DU ROI JEAN
Mise en scène : L. PELLY
de SHAKESPEARE
ELVIRE JOUVET 40
Mise en scène : T. MENNESSIER
de Louis JOUVET et Brigitte
JACQUES
IMPRESSIONS D’AFRIQUE
Mise en scène : G. LAVAUDANT
LES TRISTES CHAMPS D’ASPHODELES
Mise en scène : P. HENRY
CINÉMA :
LA FEMME D’À CÔTÉ
François TRUFFAUT
RICHARD III
Raoul RUIZ
PALAZZO MENTALE
Georges LAVAUDANT
VIEILLE CANAILLE
Gérard JOURDHUI
UNE AFFAIRE DE GOÛT
Bernard RAPP
L'ENCHANTEUR
Bénédicte BRUNET
DEUXIÈME QUINZAINE DE JUILLET
Christophe
REICHERT
LES YEUX FERMÉS
Olivier PY
LES RÉSULTATS DU BAC
Pascal VINCENT
Pasquale D'Inca pratique
tout à la fois : musique, théâtre, audiovisuel, tour à tour compositeur,
musicien, interprète, arrangeur, comédien ou metteur en scène.
Tout d'abord musicien de
formation classique puis jazz, clarinettiste et bassiste, il dirige le Big-Bang
de Limonest entre 1984 et 1986 et joue avec entre autres groupes de Rock'n
Roll «Les Illuminés du 8 Décembre» et «Chi-Mic-Pépéka». Il a depuis mis en musique des chansons pour Brigitte Perroton,
Joëlle Bruyas, Les Oiseaux de Passage, a coécrit la musique du «Bourgeois
Gentilhomme» mis en scène par Philippe Faure, du court métrage La Pièce Jaune
de Fred Sauzay et du long métrage «L’Homme à La Chemise Verte» de Pascal Vimenet.
Il monte
conjointement sur les planches et joue Montfleury dans « Cyrano de Bergerac »
et Porthos dans « Les Trois Mousquetaires »’mis en scène par
J.Paul Lucet, Covîelle dans «Le Bourgeois Gentilhomme», Nicolas dans «Le Vestiaire»
mis en scène par Michel Belletante et Nino D'Introna, le Juge dans «Ondine»
mis en scène par Jean Paul Lucet, Nicolas dans «L’écume des jours» mis en
scène par Philippe Faure, Pierre dans «Dimanche» mis en scène par Laurent
Figuière, Luminion, le Marchand, le Gendarme dans «Pinocchio» mis en scène
par Jacques Coutureau, l'Etranger dans «Café Notturo» mis en scène par Beppe
di Mauro...
En 2001, il participe à la
comédie musicale de Laurent Pelly et d’Agathe Mélinand « C’est pas la
vie » en tant que comédien
chanteur .
Il apparaît aussi sur le
petit et le grand écran en interprétant Mr Tavernier, dans le film de Cédric
Khan « Kurt »,un détenu, dans le film de Bernard Rapp « Une
affaire de goût » Blaise dans «Un
corbeau sur la route» réalisé pour FR3 par J.C. Sussfeld, Roger dans
le court métrage «Céline» réalisé par Fred Sauzay, un SDF dans «Chienne de
vie» pour FR3, un Agent de Police dans «Police des Polices» pour FR3 réalisé
par M. Boiron, le Chirurgien dans «Une nouvelle vie» pour FR3, Etienne dans
le long métrage « Dieu que les femmes sont amoureuses» réalisé par Magalie
Clément, le Livreur dans le long métrage «L’anniversaire du poisson lune»
réalisé par Bertrand Van Effenterre, l'ingénieur du son dans «Bing» pour FR3
réalisé par Nino Mont!, le Videur dans «Le Lyonnais» pour FR3 réalisé par
Cyrille Collard ….
En 1992, Pasquale D'Inca et Roland Topor se
rencontrent. Au Théâtre de la Potinière, à l'occasion de la diffusion parisienne
de la pièce de théâtre-chanté «Ivre Mort» mis en scène par Jacques Coutureau
(ancien complice de Jérôme Savary au Magic Circus), très vite, une profonde
amitié s'installe entre les deux bons vivants qui aiment tout particulièrement
se retrouver accompagnés d'une bonne bouteille de vin. Des projets très divers
se profilent. Malgré la disparition soudaine de Topor, Pasquale décide néanmoins
de contribuer à la propagation de son œuvre. «Chansons MicMac » en est
la première étape...
Testament
Je prie d’envoyer un souvenir à
chacun de mes amis, sans dire de quelle part afin de ne pas causer de tristesse inutile.
H.Beyle