Le propre de la recherche est d’aller de l’avant et de travailler en profondeur. Si tout était dit et parfaitement dit, il ne nous resterait qu’à changer de métier, ainsi qu’aux stendhaliens futurs qui, à leur tour, critiqueront nos travaux. C’est pourquoi nous n’hésitons pas à signaler objectivement les erreurs et les lacunes des chercheurs qui nous ont précédé et que nous sommes en état, Grâce à l’avancement des recherches, de rectifier aujourd’hui, et cela même lorsqu’il s’agit d’un stendhalien tel que… à qui nous ne manquons jamais de rendre hommage.

Victor del Litto Préface à une nouvelle édition des Privilèges de Stendhal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FOR EVER - STENDHAL

 

UNE FABLE ÉCRITE PAR Agathe Mélinand

Mise en scène ET COSTUMES Laurent Pelly

Scénographie Chantal Thomas  et Isabelle Girard-Donnat

Lumières Joël Adam

Son Eric Fodil

 

avec

Patrick Zimmermann

Pasquale D’Inca

 

Régie générale  Karim Youkana

Décor construit dans les ateliers du C.D.N.A.

Chef d’atelier Denis Janon, Menuisiers constructeurs Jacques Giglio et Michel Devidal, assistés de Karine Reverdy, Serrurier constructeur  Sandy Leng

Création des oiseaux Véronique Genet

 

Du 19 mars au 13 avril 2002
Centre dramatique national des Alpes Cemoi / 10 bis rue Ampère / 38000 Grenoble
Renseignements, réservations  04 76 01 21 21
Production Centre dramatique national des Alpes
en co-réalisation avec le Cargo / Maison de la culture de Grenoble

 

Contact  Agathe Mélinand 04 38 12 16 45 / 06 80 33 04 48

                    Anne Meric 04 38 12 16 46

 

 

 

 

 

Paul Valéry venait souvent à la Sorbonne écouter Gustave Cohen, grand spécialiste de son œuvre. Valéry s’asseyait sagement dans la salle, écoutait modestement le décorticage savant. Il remerciait ensuite Gustave Cohen de lui avoir appris tant de choses sur son travail que lui, Valéry, ne soupçonnait pas…

Exégètes, spécialistes, passionnés, obsessionnels et fanatiques, j’ai depuis longtemps une tendre fascination pour ceux qui donnent leur vie entière à un artiste, à un sujet. Que le sujet soit Rimbaud, Bach, les protozoaires ou Stendhal. Stendhal…Aussi, lorsque Laurent Pelly m’a demandé une pièce pour deux personnages, j’ai eu envie d’écrire sur deux êtres que, logiquement, l’espace-temps ne réunit pas.

L’action se déroule donc à Grenoble, aujourd’hui, dans l’enfermement d’un lieu sans fenêtres, dans le monde mental d’un cousinage nourri de passion. Les deux hommes ont presque le même âge, il y a une cage à canaris pleine de trente petits oiseaux, des orangers en caisse (ou pas).

Souvent Stendhal parle avec ses mots, qui mieux que lui ?… C’est aussi moi qui parle, on s’y reconnaîtra…

Et c’est près du jardin de ville, à deux pas de la terrasse Gagnon, que j’ai eu le bonheur de faire ce voyage en Stendhalie.

Agathe Mélinand

 

 

 

 

 

Autour de Stendhal

 

 

Rencontre autour  de Stendhal

Le jeudi 4 avril ­ 18h30 A la bibliothèque Centre ville

une rencontre autour de Stendhal sera animée

par Catherine Mariette (Maître de conférences au centre d’études stendhaliennes et romantiques) et Agathe Mélinand.

Bibliothèque Centre Ville 10 rue de la république ­ Entrée libre

 

Lectures

le jeudi 28 Mars de 18h à 19h30 au CDNA à CEMOI, la classe d’art dramatique de troisième année du Conservatoire national de région/Grenoble lira des extraits du théâtre de stendhal

Renseignements : 04 38 12 16 46 Entrée libre

 

Le mariage secret  de Cimarosa.

le 21 mars à 20h, Le Cargo-Hors les murs présente à La Rampe d’Echirolles, l’opéra préféré de Stendhal :

« Je viens d’éprouver ce soir que la musique, quand elle est parfaite, met le cœur exactement dans la même situation où il se trouve quand il jouit de la présence de ce qu’il aime ; c’est-à-dire qu’elle donne le bonheur apparemment le plus vif qui existe sur cette terre. » Stendhal ­ De l’amour.

Renseignements : 04 76 01 21 21

Géographie grenobloise                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

D’autre part, cette lutte de tous les instants entre les désirs de l’enfant et les volontés absolues de ses parents imprima une fâcheuse direction aux sentiments de Beyle, la défiance devint insensiblement une habitude de son esprit, jamais il n’a pu s’en débarrasser complètement, la crainte d’être trompé venait trop souvent se mettre en tiers dans ses relations les plus intimes et leur enlevait ce qu’elles ont de plus doux, la confiance poussée jusqu’à l’abandon.

 

Romain Colomb

Mon cousin Stendhal

 

 

Stendhal naît à Grenoble, le 23 janvier 1783 :

On plaisantait ma mère sur ma laideur, il paraît que j’avais une tête énorme, sans cheveux et que je ressemblais au Père Brulard, un moine adroit, mon oncle ou mon grand-oncle.

 

Sa mère meurt lorsqu’il a sept ans.

La veille de la mort de ma mère, on nous mena promener, ma soeur Pauline et moi, rue Montorge, nous revînmes le long des maisons à gauche de cette rue. On nous avait établis chez mon grand-père, dans la maison sur la place Grenette. Je couchais sur le plancher, sur un matelas entre la fenêtre et la cheminée.

 

J’épargnerai au lecteur le récit de mon désespoir à l’église paroissiale de Saint-Hugues. J’étouffais, on fut obligé, je crois de m’emmener parce que ma douleur faisait trop de bruit. Je n’ai plus jamais pu regarder de sang-froid cette église Saint-Hugues et la cathédrale qui est attenante.

Il se trouva qu’avec ma mère finit toute la joie de mon enfance.

 

Stendhal qui ne bénéficie que du soutien un peu mou de son adoré grand-père Gagnon et de sa grande tante, est malheureux entre son abhorrée tante Séraphie, son père détesté, et l’abbé Raillanne, un homme fort colère qui le battait souvent assez rudement.

 

Débuts dans la vie 

J’avais fait une collection de joncs, toujours sur le glacis de la porte de Bonne (Bonne de Lédisguères) On m’avait ramené à la maison dont une fenêtre, au premier étage donnait sur la Grande-rue à l’angle de la place Grenette. Je faisais un jardin en coupant ces joncs. Le couteau m’échappa et tomba dans la rue près d’une Madame Chenevaz. C’était la plus méchante femme de toute la ville. Ma tante Séraphie dit que j’avais voulu tuer Madame Chenevaz.

Je me révoltais, je pouvais avoir quatre ans.

Ma tante Séraphie déclara que j’étais un monstre et que je souffrais d’un caractère atroce.

 

Une famille…

Jamais peut-être le hasard n’a rassemblé deux êtres plus foncièrement antipathiques que mon père et moi. Le jour de la mort de ma mère je le trouvais laid avec ses yeux rouges. Il aurait été bien difficile qu’il m’aimât, il voyait fort bien que je ne l’aimais point, jamais je ne lui parlais sans nécessité.

Ils avaient des visages sévères et m’ont constamment empêché d’échanger un mot avec un enfant de mon âge. On gémissait de tout. Des disputes fort polies dans la forme, mais où l’on se disait des mots piquants qu’on n’oublie pas faisaient le seul amusement de cette famille morose où mon mauvais sort m’avait jeté. Combien j’enviais le neveu de Madame Barthélemy, notre cordonnière !

Mes parents blâmaient tout, ils avaient la jaunisse, il faut le répéter pour expliquer mon malheur d’une façon raisonnable.

Je souffrais mais je ne voyais point les causes de tout cela, j’attribuais tout à la méchanceté de mon père et de Séraphie. Il fallait, pour être juste, voir des bourgeois bouffis d’orgueil, et qui veulent donner à leur unique fils, comme ils m’appelaient, une éducation aristocratique.

L’un des défauts littéraires de mon père et de l’abbé Raillanne était d’exagérer sans cesse les beautés de la nature (que ces belles âmes devaient bien peu sentir, ils ne pensaient qu’à l’argent), je haïssais l’abbé, je haïssais mon père, je haïssais la religion, je haïssais Grenoble. Ils ont empoisonné mon enfance dans toute l’énergie du mot empoisonnement. Ils avaient des visages sévères et m’ont constamment empêché d’échanger un mot avec  un enfant de mon âge.

 

Car

Si mes parents avaient su me mener, ils auraient fait de moi un niais comme j’en vois tant en province.

 

La rue Jean-Jacques Rousseau  

Une heure et quart sonnaient à Saint-André, et à deux heures, il fallait quitter le beau soleil de la place Grenette, pour les chambres humides et froides que l’abbé Raillanne occupait sur la cour de la maison paternelle, rue des Vieux Jésuites.

J’avais un coin à côté du bureau de mon père rue des Vieux Jésuites, où je déposais, à moitié cachés par leur humble position, les livres qui me plaisaient.

 

En plus En plus En plus En plus En plus En plus En plus En plus En plus

L’atroce abbé Raillanne avait le goût des serins de Canaries, il les faisait nicher à côté de mon lit. Dans la cage en fil de fer attachée à des montants en bois,  voltigeait tristement loin du soleil une trentaine de pauvres serins de toute couleur. Quand ils nichaient l’abbé les nourrissaient avec des jaunes d’œufs. Mais ces oiseaux me réveillaient au point du jour. Mais cette volière produisait beaucoup d’odeur, et à deux pas de mon lit et dans une chambre humide, obscure, où le soleil ne donnait jamais.

 

Les baignades impossibles

Nous ambitionnions beaucoup aller du côté de l’Ile de l’Isère, d’abord la montagne, vue de là, a un aspect délicieux. Là, nous voyions, pauvres prisonniers, des jeunes gens qui jouissaient de la liberté, allaient et venaient seuls et après, se baignaient dans l’Isère et un ruisseau affluent nommé la Biole. Excès de bonheur dont nous n’apercevions pas même la possibilité dans le lointain le plus éloigné. 

      

Enfin, un jour… Enfin, un jour… Enfin, un jour… Enfin, un jour… Enfin, un jour…

Ma tante Séraphie était malade depuis longtemps. Enfin on parla de danger. Les prêtres affluèrent. Un soir d’hiver, quelqu’un vint me dire : “Elle est passée” Je me jetais à genoux pour remercier Dieu de cette grande délivrance.

 

Après la mort de Séraphie, Henry Beyle va enfin à l’école à l’extérieur, à l’Ecole Centrale. Emplacement de l’actuel lycée Stendhal. Il se fait des amis :

“Les Bigillion habitaient rue Chenoise (je ne suis pas sûr du nom), cette rue qui débouchait entre la voûte de Notre-Dame et une petite rivière sur laquelle était bâti, le couvent des Augustins. Là était un fameux bouquiniste que je visitais souvent. Dans cet appartement, situé au troisième étage, vivait avec les Bigillion, leur soeur, Mademoiselle Victorine, fort simple, fort jolie, mais nullement d’une beauté grecque, au contraire c’était une figure profondément allobroge.. Sa figure était parfaitement d’accord avec les fenêtres à croisillons de l’appartement qu’elle partageait avec ses deux frères..

Dans ce troisième, passèrent les moments les plus heureux de ma vie.

Enfin, j’allais bien cinq fois la semaine à partir de la tombée de la nuit ou saint (cloche de neuf heures sonnées à Saint-André) passer la soirée chez Mademoiselle Bigillion.

 

Monsieur d’Orbane et la passion des grimaces

J’aimais beaucoup Monsieur d’Orbane, j’allais le voir Place des Tilleuls ou sous la voûte qui, de la place Notre-Dame, conduisait à celle des Tilleuls.

C’est Monsieur Barthélémy d’Orbane qui m’a appris à faire des grimaces... C’est en vain qu’on s’est opposé à ce goût... il dure encore, je ris souvent des mines que je fais quand je suis seul. Dans la rue, j’imitais les passants... quelqu’un passait avec une mine affectée, j’imitais sa mine et je riais... j’imitais  les mouvements de la figure, pas ceux du corps... cet instinct m’a fait beaucoup d’ennemis...

 

Parfois il y avait des choses agréables… surtout grâce au grand-pere Gagnon.

Mon grand-père savait l’astronomie. Nous passions les soirées d’été sur la magnifique terrasse de son appartement. Là, il me montrait la grande et la petite ourse et me parlait poétiquement des bergers de la Chaldée et d’Abraham. Je pris ainsi de la considération pour Abraham.

Dès le 15 février, dans ce climat, il fait bon au soleil.

Neuf heures sonnaient à Saint-André, les beaux sons de cette cloche me donnaient une vive émotion.

Cette terrasse, formée par l’épaisseur d’un mur nommé Sarrasin, mur qui avait quinze ou dix-huit pieds, avait une vue magnifique sur la montagne de Sassenage ; là, le soleil se couchait en hiver ; sur le rocher de Voreppe, coucher d’été, et au nord-ouest de la Bastille dont la montagne (maintenant transformée par le général Haxo) s’élevait au dessus de toutes les maisons.

Mon grand-père fit beaucoup de dépenses pour cette terrasse.

Sur la treille montaient des fleurs et des vignes. Mon grand-père arrosait ses fleurs tous les jours, plutôt deux fois qu’une. J’aidais mon grand-père.

Le seul fait d’aller à Saint-André était pour moi le bonheur suprême.
Le soir en été, la promenade du jardin de ville, au clair de lune, sous de superbes marronniers servait de rendez-vous à tout ce qui était jeune et brillant dans la ville.

C’est là que je courrais, libre échappé à la domination de Séraphie, c’est là que je courrais pour aller au théâtre et voir des comédies, des opéras comiques, Claudine de Florian avec la belle Mademoiselle Kubly. J’aimais la musique.

Le son des cloches de Saint-André, le bruit de la pompe de la place Grenette, le son d’une flûte. J’aimais et j’apprenais la musique. Pourtant j’étais né dans une famille essentiellement inharmonique.

Et les charmants ombrages de notre vallée de l’Isère.  Que de choses à dire pour qui aurait la patience de décrire juste ! Quels beaux groupes d’arbres, quelle végétation vigoureuse et luxuriante dans la plaine, quels jolis bois de châtaigniers sur les coteaux et, au-dessus, quel grand caractère impriment à tout cela les neiges éternelles de Taillefer ! Quelle basse sublime à cette belle mélodie !

Il faut savoir que la grande magnificence de la ville, c’était soixante ou quatre-vingt orangers en caisse.

 

 

 

Stendhal parle de Grenoble

Tout ce qui est bas et plat dans le genre bourgeois me rappelle Grenoble, tout ce qui me rappelle Grenoble me fait horreur, non, horreur est trop noble, mal au coeur. La nausée...

Grenoble est pour moi comme le souvenir d’une abominable indigestion ; il n’y a pas de danger mais un épouvantable dégoût. Tout ce qui est bas et plat sans compensation, tout ce qui est ennemi du moindre mouvement généreux, tout ce qui se réjouit du malheur de qui aime la patrie ou est généreux. Voilà Grenoble pour moi.

Rien ne m’a étonné dans mes voyages d’entendre dire par des officiers de ma connaissance que Grenoble était une ville charmante, pétillante d’esprit et où les jolies femmes ne s’oubliaient pas.

 

De la langue Grenobloise

J’étais sur le cour-se où on m’a lu une pièce en ver-ce sur le voyage d’Anver-ce à Calai-ce.

Sur cette kote, j’ai vu des chôses (au lieu de au)

 

Et des bourgeois :

La conversation du vrai bourgeois sur les hommes et la vie, qui n’est qu’une collection de détails laids, me jette dans un spleen profond quand je suis forcé par quelque convenance de l’entendre un peu longtemps.

Grâce aux journaux, le bourgeois provincial devient rare.

Un bourgeois à Grenoble n’est considéré que tant qu’il a un domaine. C’est l’usage à Grenoble. La passion de chaque bourgeois est son domaine, et il préfère une salade qui vient de son domaine à Montbonnot, Saint-Ismier, Corenc, Voreppe, Saint-Vincent ou Claix, Echirolles, Eybens, Domène,  etc., etc. et qui lui revient quatre sous à la même salade achetée deux sous à la place aux herbes.

Elles avaient de belles âmes, chose si rare en province.

La bassesse bourgeoise, voilà le secret de mon horreur pour Grenoble.

A vrai dire, je ne me suis pas guéri de mon horreur peu raisonnable pour Grenoble, dans le vrai sens du mot je l’ai oubliée. Les magnifiques souvenirs de l’Italie, de Milan, ont tout effacé.

 

Et du caractère dauphinois

Mon père, le moins élégant, le plus finasseur, le plus politique, disons, tout en un mot, le plus dauphinois des hommes. Le caractère dauphinois, bas fin, cauteleux, attentif au moindre détail.

L’air froid, mécontent, nullement civilisé qui fait la physionomie ordinaire de ces dauphinois si fins.

Le Dauphiné a une manière de sentir à soi, vive, opiniâtre, raisonneuse, que je n’ai rencontré en aucun pays.

La nature dauphinoise a une ténacité, une profondeur, un esprit une finesse, que l’on chercherait en vain dans la civilisation provençale ou dans la bourguignonne, ses voisines. Là où le Provençal s’exhale en injures atroces, le dauphinois réfléchit et s’entretient avec son coeur.

Montrer les dents - c’est une expression du pays.

 

Bref Bref Bref Bref Bref Bref Bref Bref Bref Bref Bref Bref Bref Bref Bref

Mon idéal était de vivre à Paris dans un quatrième étage, écrivant un drame ou un livre.

Vraies ou fausses, les mathématiques me sortiront de Grenoble, de cette fange qui me fait mal au coeur.

Il faut prendre un parti et me tirer de ce bourbier.

 

Enfin, il part

Ce que je vais dire n’est pas beau. Au moment précis du départ, attendant la voiture, mon père reçut mes adieux au jardin de ville sous les fenêtres des maisons faisant face à la rue Montorge. Il pleurait un peu. La seule impression que me firent ces larmes furent de le trouver bien laid.                                                                                            

 

Il reviendra après la mort de son père et se rendra une dernière fois dans la maison de Claix, vendue…

La fois où je suis retourné à Claix, la maison était vendue. Chérubin-le père était mort, il n'avait rien laissé, juste cent moutons qu’ils nous avait préférés…  dilapidé tout… notre héritage... tout… ce qui m'aurait fait vivre, la maison, la bergerie moderne... beaux bâtiments !... nous les avions vendus. Je n'allais pas pleurer... pour cent moutons Mérinos venus tout droit d'Espagne après l'interdiction des moutons d'Angleterre... Spéculation merdique, faillite, les béliers d'Espagne venaient tout droit de Rambouillet. Finesse des toisons, multiplication des produits... Quand je suis retourné à Claix, j'avais...  Quarante six ans. Quand je suis venu, on vendangeait. Les murs gris au loin, flottaient dans l'air chaud, le raisin noir était poisseux et, au delà, à une hauteur immense, et comme sur ma tête, les Alpes, les Alpes sublimes !...  Moi je regardais le raisin, je pensais aux moments heureux, les seuls heureux de mon enfance. La bibliothèque aux odeurs d'Acanthe où je me cachais ou le grand cèdre,  les champs, les vignes... il fallait le raisin.

Alors voyant le paysan, et ne voulant pas me faire connaître, je lui ai acheté quelques grappes qu'il m’a vendues bien étonné par cette folie…  Qui ne se fait pas dans le pays... Et assis près de là, sur la route, exilé du côté de chez moi, repensant à l'enfant, j’ai mangé le raisin. Plaisir charmant, sensations délicieuses.

 

 

En résumé

Mes amis, quand je sors dans la rue avec un habit neuf et bien fait donneraient un écu pour qu’on me jetât un verre d’eau sale.

Où se trouvera le lecteur qui, après quatre ou cinq volumes de je et de moi, ne désirera pas qu’on me jette, non plus un verre d’eau sale mais une bouteille d’encre ?

 

 

Propos recueillis par Agathe Mélinand

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

STENDHAL, C’EST LUI !

 

 

Je ne sais à l’issue de quel congrès, ou plutôt de quelle réunion familière de Stendhaliens, notre ami Del Litto, renversé sur sa chaise, ayant passé les pouces aux revers d’un veston amplement ouvert tandis que son visage s’éclairait d’un large sourire, nous déclara tout de go, en bouffonnant, de sa voix de tête, marquée par cet accent italien, à la fois nasal et chantant, dont il n’a jamais pu totalement se défaire: « Stendhal, c’est moi ! ».

Cette affirmation assez stupéfiante fut prise sur le moment pour une joyeuse plaisanterie et eut le plus vif succès. Mais lorsque j’y pensai par la suite, je me suis demandé si ce moment d’exaltation n’était pas en fait la minute de vérité, cette veritas que les Latins ont pris l’habitude de trouver in vino. Par la grâce d’un chianti, ou du beaujolais du Roy Gourmet, Del Litto, à cent-cinquante ans d’intervalle, était si bien entré dans la peau de notre maître, celui que les Stendhaliens appellent Il Nostro, qu’il ne pouvait s’empêcher de proclamer : « Stendhal, c’est moi ! »

On ne fréquente pas impunément un grand homme, même défunt, sans retrouver, par ce mouvement de mimétisme recommandé par Sainte-Beuve au critique littéraire, certaines manières de vivre et de penser, certaines attitudes et même certains tics. Jusque dans son physique, Del Litto a des traits de Stendhal : petit, mais de taille bien prise qui lui fait porter en avant, non pas la bedaine de M. de Fongeray, mais un ventre épanoui par l’optimisme, il a le même regard brillant qu’eut sans doute Il Nostro, la bouche expressive, la mimique d’un acteur et ce geste éloquent du bras que Musset a fixé lorsqu’il croqua Stendhal en bateau sur le Rhône.

Le même Musset nous a dit combien la conversation de l’auteur du Rouge était piquante et paradoxale. D’autres ont admiré la verve déchaînée de ce « gros Méphistophélès », de ce « hussard de la troupe romantique, hardi, brillant, aventurier », « chez qui les impressions sont vives et les idée abondantes », « spirituel et malin » et « faisant ses petites mystifications habituelles ».

A ce portrait composite, ne devons-nous pas reconnaître le bouillant Del Litto? Oui, décidément, Stendhal, c’est lui !

 

 

                                                                                Georges DETHAN

Secrétaire général des Amis de Stendhal

Préface aux Essais Stendhaliens  de Victor DEL LITTO

 

 

 

Emile Zola étudie Stendhal

 

On a fort peu écrit sur Stendhal, surtout si l’on songe à la masse énorme d’articles et même de livres que nous avons sur Balzac. Je ne connais que trois études consacrées à Stendhal, qui comptent réellement : celles de Balzac, de Sainte-Beuve et de M.Taine. Or, l’entente est loin de se faire. Balzac et M. Taine sont pour, Sainte-Beuve est contre ; j’ajoute que les trois ne me paraissent pas aller au fond du sujet, que chacun voit le romancier par un côté, sans le montrer dans sa véritable place et dans le rôle qu’il a joué. Après avoir lu les trois études, on demeure inquiet, on n’est pas satisfait pleinement, on sent très bien que Stendhal vous échappe encore.

L’étude de Balzac est un élan d’enthousiasme. Il admire tout, il loue son rival en phrases superbes. Et cette admiration était sincère, car on la retrouve dans sa correspondance. Le 29 mars 1839, il écrivait à Stendhal, après avoir lu l’épisode de la bataille de Waterloo, dans Le Constitutionnel : « C’est fait comme Borgognone et Wouwerman, Salvatore Rosa et Walter Scott ». Puis, après avoir lu le livre, le 6 avril, il écrivait de nouveau : « La Chartreuse est un grand et beau livre : je vous le dis sans flatterie, sans envie, car je serais incapable de le faire, et l’on peut louer franchement ce qui n’est pas de notre métier. Je fais une fresque et vous avez fait des statues italiennes (...). Ici, tout est original et neuf (...). Vous avez expliqué l’âme de l’Italie. » Tout cela est plein de bonne foi et d’élan, mais j’avoue ne pas trop comprendre les statues italiennes opposées à la fresque ; et, d’autre part, le Borgognone et le Wouwerman, le Salvatore Rosa et le Walter Scott, cette étrange salade de noms, me surprennent et me dérangent. En critique, je crois qu’il faut des idées nettes. Balzac sentait fortement le génie de Stendhal. Il a tâché de nous communiquer son admiration, sans démonter la personnalité du romancier, sans nous faire toucher du doigt le mécanisme de ce rare esprit, fonctionnant, au début du siècle, dans les lettres françaises.

Si nous passons à Sainte-Beuve, nous trouvons une étude pleine d’aperçus ingénieux, tournant autour du sujet sans jamais conclure. Cela est fin et vide. Pourtant, Sainte-Beuve s’est laissé emporter un jour, à propos de Stendhal, jusqu’à lâcher un jugement décisif, ce qui lui arrivait bien rarement. Il a écrit, dans un article consacré à M.Taine : « Une fois, M.Taine nomme Stendhal ; il le citera surtout dans son livre des Philosophes, et le qualifiera dans les termes du plus magnifique éloge ; « Grand romancier, le plus grand psychologue du siècle. » Dussé-je perdre moi-même à invoquer de la part de M.Taine plus de sévérité dans les jugements contemporains, je dirai qu’ayant connu Stendhal, l’ayant goûté, ayant relu encore assez récemment ou essayé de relire ses romans tant préconisés (romans toujours manqués, malgré de jolies parties, et, somme toute, détestables), il m’est impossible d’en passer par l’admiration qu’on professe aujourd’hui pour cet homme d’esprit, sagace, fin, perçant et excitant, mais décousu, mais affecté, mais dénué d’invention. » Le mot est lâché, les romans de Stendhal sont détestables.

Émile ZOLA Du Roman

Prosper Mérimée démolit Stendhal

 

J’écris les pages suivantes pour suppléer à ce que nous ne fîmes point aux funérailles de BHHHH. Je veux partager avec quelques-uns de ses amis mes impressions et mes souvenirs.

BHHHH, original en toutes choses, ce qui est un vrai mérite à cette époque de monnaies effacées, se piquait de libéralisme, et était au fond de l’âme un aristocrate achevé. Il ne pouvait souffrir les sots ; il avait pour les gens qui l’ennuyaient une haine furieuse, et de sa vie il n’a pas su bien nettement distinguer un méchant d’un fâcheux. Il affichait un profond mépris pour le caractère français, et il était éloquent à faire ressortir tous les défauts dont on accuse, à tort sans doute, notre grande nation : légèreté, étourderie, inconséquence en paroles et en actions. Au fond, il avait à un haut degré ces mêmes défauts ; et pour ne parler que de l’étourderie, il écrivit un jour, de HHHH a un MHHHH une lettre chiffrée, et lui transmit le chiffre sous la même enveloppe.

Toute sa vie il fût dominé par son imagination, et ne fit rien que brusquement et d’enthousiasme. Cependant il se piquait de n’agir jamais que conformément à la raison. « Il faut en tout se guider par la LO-GIQUE, » disait-il en mettant un intervalle entre la première syllabe et le reste du mot. Mais il souffrait impatiemment que la logique des autres ne fût pas la sienne. D’ailleurs il ne discutait guère. Ceux qui ne le connaissaient pas attribuaient à un excès d’orgueil ce qui n’était peut-être que respect pour les convictions des autres. « Vous êtes un chat ; je suis un rat, »  disait-il souvent pour terminer les discussions.

Il était difficile de savoir ce qu’il pensait de Napoléon. Presque toujours il était de l’opinion contraire à celle qu’on mettait en avant. Tantôt il en parlait comme d’un parvenu ébloui par les oripeaux, manquant sans cesse aux règles de la LO-GIQUE. D’autres fois, c’était une admiration presque idolâtre.

 

 

HB suivi de XIX lettres à Stendhal   de Prosper MÉRIMÉE

 

 

 

Laurent Pelly

Né en 1962, Laurent Pelly crée à l'âge de 18 ans la compagnie Le Pélican, avec laquelle il met en scène Si jamais j'te pince de Labiche, Le Dîner bourgeois de Monnier, ou En cas de pluie de Philippe Beglia, tout en travaillant avec d'autres institutions (Chat en poche de Feydeau et Tartuffe au C. D. N. Nord Pas-de-Calais, en 1986). Codirecteur de la compagnie avec Agathe Mélinand à partir de 1989, ils y créent de nombreux spectacles: Dernière Conquête  Itinéraire harmonique d'un trio las (à l'Opéra-Comique et en tournée), Quel amour d'enfant ! de la Comtesse de Ségur, Comment ça va ? Au secours ! de Vladimir Maïakovski, Comment j'ai écrit certains de mes livres de Raymond Roussel ou La famille Fenouillard, donné en tournée pendant trois ans. En 1989, pour le bicentenaire de la Révolution française, Laurent Pelly met en scène Madame Angot de Maillot, qu'il reprend ensuite, dans une deuxième version, au Théâtre national de Chaillot, scène avec laquelle il collabore à plusieurs reprises (Eva Perón de Copi et Un cœur sous une soutane  Tentative de commémoration, spectacle sur Arthur Rimbaud). En 1994, l'année où il réalise Talking Heads d'Alan Bennett au Théâtre Paris-Villette, Laurent Pelly est nommé metteur en scène associé au Cargo / Centre dramatique national des Alpes. Parmi ses spectacles les plus marquants : L'Heureux Stratagème de Marivaux, Loretta Strong de Copi, La Baye de Philippe Adrien et La Danse de mort de Strindberg. Ailleurs, il travaille sur Peines d'amour perdues de Shakespeare à l'Odéon-Théâtre de l'Europe ou à la Cité de la musique pour Souingue, qui tournera jusqu'en 1999. 1997 est une année charnière : nommé directeur du Centre dramatique national des Alpes, Laurent Pelly met en scène Des héros et des dieux  Hymnes homériques au festival d'Avignon, avant d'aborder l'opéra avec Orphée aux Enfers à Genève et à Lyon (direction musicale Marc Minkowski). En 1998, il revient en Avignon pour Vie et mort du roi Jean de Shakespeare, dans la Cour d'honneur, puis, en 1999, renoue avec l'univers lyrique à travers Platée de Rameau au Palais Garnier, toujours avec Marc Minkowski au pupitre. Dans l'intervalle, il propose, au Cargo de Grenoble, Et Vian ! En avant la zique !, spectacle conçu avec Agathe Mélinand, repris à la Grande Halle de la Villette en 1999. L’an 2000 est placé sous le signe de C'est pas la vie ?, création musicale en deux étapes, dont la première partie (Stop ! Maintenant Étape Revue !) a été représentée en janvier et février en Rhône-Alpes et à Suresnes et la deuxième (Contes actuels et polyphoniques) lors du  festival d'Avignon et en tournée.

A l’automne 2000, il met en scène La Belle Hélène d’Offenbach au Théâtre du Châtelet - direction musicale Marc Minkowski. (Victoire de la musique et prix du Syndicat de la critique dramatique et musicale). Spectcle repris à l’automne 2001.

En 2001, Laurent Pelly dirige un atelier-spectacle pour le Conservatoire national de région/Grenoble, La journée d’une rêveuse de Copi et, à l’automne, met en scène au CDNA /Cargo-Hors les murs, Les chaises d’Eugène Ionesco. En novembre 2001, il participe aux côtés de la chorégraphe Laura Scozzi, à la production des Sept péchés capitaux au Palais Garnier.

En 2002, il met en scène au CDNA/Cargo-Hors les murs, Cocinando de Lucia Laragione.

Agathe Mélinand

 

D'abord comédienne, Agathe Mélinand devient, en 1986, attachée de presse et assistante à la programmation du Printemps du théâtre à Paris, dirigé par Stéphane Lissner. De 1987 à 1994, elle prend en charge différents services de presse (Centre de musique baroque de Versailles, Opéra-Comique, Centenaire Rimbaud...), tout en collaborant, dans l'univers du cinéma, avec Christine Pascal, Daniel Schmid,Werner Herzog ou Manoel de Oliveira. Pendant la même période, elle est également l'attachée de presse ou l'organisatrice de nombreuses rétrospectives touchant à l'histoire du 7° art (Louis Jouvet, Brigitte Bardot, Simone Signoret, Littérature et cinéma en 100 films, Cent ans de cinéma vus par  Henri Langlois, Mizoguchi...), avant de devenir, en 1993, déléguée à la communication de la Vidéothèque de Paris. Co-directrice, avec Laurent Pelly, de la compagnie Le Pélican entre 1989 et 1994, Agathe Mélinand est nommée en 1994 conseillère artistique, dramaturge et responsable de la communication du Centre dramatique national des Alpes à Grenoble, dont elle devient, en 1997, directrice artistique adjointe et de la communication. Participant à la plupart des spectacles mis en scène par Laurent Pelly, elle adapte avec lui Quel amour d'enfant ! de la Comtesse de Ségur (1992) ou La Famille Fenouillard (1993). Elle adapte ou écrit également à son intention les spectacles En caravane ! (1996, au Cargo et au Théâtre Paris-Villette), Des héros et des dieux (1997, au festival d'Avignon et en tournée), Et Vian ! En avant la zique ! (1998-1999 Cargo, Grande Halle de la Villette et tournée), La Vie en " roses " ou le bonheur à 17 francs 80 (1999, atelier d'élèves pour l'ENSATT et repris au Cargo). Elle écrit la première partie du spectacle musical C'est pas la vie ?, (1999 en Rhône-Alpes et à Suresnes). Pour la deuxième partie, créée lors du Festival d'Avignon 2000, et à laquelle cinq autres auteurs ont participé, elle a écrit la comédie musicale Conservatoire. Dramaturge et collaboratrice à la mise en scène pour Platée au Palais Garnier en 1999, Agathe Mélinand avait, en 1997, réécrit les dialogues d'Orphée aux Enfers pour le spectacle mis en scène par Laurent Pelly, à Genève et à Lyon.

En septembre 2000, elle est dramaturge et réécrit les dialogues de La Belle Hélène d’Offenbach au Théâtre du Châtelet - direction musicale Marc Minkowski. (Victoire de la musique et prix du Syndicat de la critique dramatique et musicale). Spectacle repris, toujours au Châtelet, à la fin de l’année 2001.

En 2001, Agathe Mélinand traduit Cocinando, une pièce de Lucia Laragione En 2002, la pièce, pour sa création en France est mise en scène par Laurent Pelly au Centre dramatique national des Alpes/Cargo-Hors les murs.

 

 

 

 

 

 

 

PATRICK ZIMMERMANN

THÉÂTRE notamment (1980-2000)

 

EDOUARD ET DIEU                                            Mise en scène : Y. CHAIX

de Milan KUNDERA

 

PIER PAOLO PASOLINI                                      Mise en scène : J.-L MARTINELLI

de Jean-Louis MARTINELLI

 

TITUS ANDRONICUS                                         Mise en scène : B. BOEGLIN

de SHAKESPEARE

 

LES TROIS SOEURS                                           Mise en scène : A. GARCIA-VALDEs

de Anton TCHEKOV

 

LES GÉANTS DE LA MONTAGNE                         Mise en scène : G. LAVAUDANT

de Luigi PIRANDELLO

 

L’OPÉRA DES QUAT’SOUS                                  Mise en scène : J.-L. MARTINELLI

de Bertold BRECHT

            

L’ÉVEIL DU PRINTEMPS                                     Mise en scène : Y. CHAIX

de Franck WEDEKIND

 

RICHARD III                                                     Mise en scène : G. LAVAUDANT

de SHAKESPEARE

 

GROOM                                                              Mise en scène : C. MOREL

de Jean VAUTRIN

 

LE RÉGENT                                                        Mise en scène : G. LAVAUDANT 

de Jean-Christian BAILLY

PALAZZO MENTALE                                           Mise en scène : G. LAVAUDANT

de Pierre BOURGEADE

 

SIX PERSONNAGES EN QUÊTE  D’AUTEUR        Mise en scène : B. BOEGLIN

de Luigi PIRANDELLO

 

BAAL et DANS LA JUNGLE DES VILLES              Mise en scène : G. LAVAUDANT

de Bertold BRECHT

COMME IL VOUS PLAIRA                                   Mise en scène : A. GARCIA-VALDES

de SHAKESPEARE

 

AU BUT                                                             Mise en scène : G. ARBONA

de Thomas BERNHARD

VERACRUZ                                             Mise en scène : G. LAVAUDANT

            

PLATONOV                                             Mise en scène : G. LAVAUDANT

de Anton TCHEKHOV

 

LE BADGE DE LENINE                            Mise en scène : P. SIREUIL

de Jean-Marie PIEMME

 

CHVEIK AU TERMINUS DU MONDE         Mise en scène : W. ZNORKO

            

FAUST                                                   Mise en scène : C. PERTON

de Nikolaus LENAU

 

LA SERVANTE                                        Mise en scène : O. PY

            

PEINES D’AMOUR PERDUES                   Mise en scène : L. PELLY

de Shakespeare

 

LA BAYE                                                Mise en scène : L. PELLY

de Philippe Adrien

DES HÉROS ET DES DIEUX                    Mise en scène : L. PELLY

HYMNES HOMÉRIQUES

 

ANDRÉ FRÉDÉRIQUE                             Mise en scène : J.-M. BOËGLIN

 

VIE ET MORT DU ROI JEAN                   Mise en scène : L. PELLY

de SHAKESPEARE

 

ELVIRE JOUVET 40                                Mise en scène : T. MENNESSIER

de Louis JOUVET et Brigitte JACQUES

 

IMPRESSIONS D’AFRIQUE                     Mise en scène : G. LAVAUDANT

 

LES TRISTES CHAMPS D’ASPHODELES   Mise en scène : P. HENRY

 

CINÉMA :

LA FEMME D’À CÔTÉ                                        François TRUFFAUT

RICHARD III                                                    Raoul RUIZ

PALAZZO MENTALE                                        Georges LAVAUDANT

VIEILLE CANAILLE                                          Gérard JOURDHUI

UNE AFFAIRE DE GOÛT                                   Bernard RAPP

L'ENCHANTEUR                                               Bénédicte BRUNET

DEUXIÈME QUINZAINE DE JUILLET             Christophe REICHERT

LES YEUX FERMÉS                                           Olivier PY

LES RÉSULTATS DU BAC                                 Pascal VINCENT

PASQUALE D’INCA

 

Pasquale D'Inca pratique tout à la fois : musique, théâtre, audiovisuel, tour à tour compositeur, musicien, interprète, arrangeur, comédien ou metteur en scène.

Tout d'abord musicien de formation classique puis jazz, clarinettiste et bassiste, il dirige le Big-Bang de Limonest entre 1984 et 1986 et joue avec entre autres groupes de Rock'n Roll «Les Illuminés du 8 Décembre» et «Chi-Mic-Pépéka».  Il a depuis mis en musique des chansons pour Brigitte Perroton, Joëlle Bruyas, Les Oiseaux de Passage, a coécrit la musique du «Bourgeois Gentilhomme» mis en scène par Philippe Faure, du court métrage La Pièce Jaune de Fred Sauzay et du long métrage «L’Homme à La Chemise Verte» de Pascal Vimenet.                                                                                                                                                                                                                                             

 

Il monte conjointement sur les planches et joue Montfleury dans « Cyrano de Bergerac » et Porthos dans «  Les Trois Mousquetaires »’mis en scène par J.Paul Lucet, Covîelle dans «Le Bourgeois Gentilhomme», Nicolas dans «Le Vestiaire» mis en scène par Michel Belletante et Nino D'Introna, le Juge dans «Ondine» mis en scène par Jean Paul Lucet, Nicolas dans «L’écume des jours» mis en scène par Philippe Faure, Pierre dans «Dimanche» mis en scène par Laurent Figuière, Luminion, le Marchand, le Gendarme dans «Pinocchio» mis en scène par Jacques Coutureau, l'Etranger dans «Café Notturo» mis en scène par Beppe di Mauro...

 

En 2001, il participe à la comédie musicale de Laurent Pelly et d’Agathe Mélinand « C’est pas la vie »  en tant que comédien chanteur .

 

Il apparaît aussi sur le petit et le grand écran en interprétant Mr Tavernier, dans le film de Cédric Khan « Kurt »,un détenu, dans le film de Bernard Rapp « Une affaire de goût » Blaise dans «Un  corbeau sur la route» réalisé pour FR3 par J.C. Sussfeld, Roger dans le court métrage «Céline» réalisé par Fred Sauzay, un SDF dans «Chienne de vie» pour FR3, un Agent de Police dans «Police des Polices» pour FR3 réalisé par M. Boiron, le Chirurgien dans «Une nouvelle vie» pour FR3, Etienne dans le long métrage « Dieu que les femmes sont amoureuses» réalisé par Magalie Clément, le Livreur dans le long métrage «L’anniversaire du poisson lune» réalisé par Bertrand Van Effenterre, l'ingénieur du son dans «Bing» pour FR3 réalisé par Nino Mont!, le Videur dans «Le Lyonnais» pour FR3 réalisé par Cyrille Collard ….

 

En 1992, Pasquale D'Inca et Roland Topor se rencontrent. Au Théâtre de la Potinière, à l'occasion de la diffusion parisienne de la pièce de théâtre-chanté «Ivre Mort» mis en scène par Jacques Coutureau (ancien complice de Jérôme Savary au Magic Circus), très vite, une profonde amitié s'installe entre les deux bons vivants qui aiment tout particulièrement se retrouver accompagnés d'une bonne bouteille de vin. Des projets très divers se profilent. Malgré la disparition soudaine de Topor, Pasquale décide néanmoins de contribuer à la propagation de son œuvre. «Chansons MicMac » en est la première étape...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Testament

 

 

Je prie d’envoyer un souvenir à chacun de mes amis, sans dire de quelle part afin de ne pas causer  de tristesse inutile.

 

H.Beyle